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Thérapie comportementale cognitive : déroulement et effets

Vous vous êtes peut-être déjà intéressé à la psychothérapie. Si tel était le cas, vous vous êtres certainement rendu compte qu’il existe différentes méthodes. Chacune d’entre elle part d’une approche différente et a différents points forts. Dans cet article nous nous intéresserons plus particulièrement à la thérapie comportementale cognitive. C’est la forme de psychothérapie la plus analysée et répandue.

La thérapie comportementale cognitive ? De quoi s’agit-il ?

Concernant les comportements cognitifs, il s’agit d’une combinaison entre une thérapie cognitive et une thérapie comportementale. En vous décidant pour cette forme de soutien, ce dernier aurait un but précis. A savoir, que vous preniez conscience de vos pensées, attitudes et attentes. Concrètement, il s’agira pour vous de reconnaître les pensées « fausses » et négatives afin de les modifier. Cette thérapie part de l’idée que la signification que nous pouvons donner aux choses peut être négative. C’est pourquoi votre bien-être va être influencé par vos pensées, sentiments et enfin, par votre comportement.

Comment fonctionne une thérapie comportementale cognitive ?

Nous avons tous un ou plusieurs schémas de pensée destructif. Lorsque celui-ci débouche sur l’apparition d’une maladie psychique, il est important de se faire aider. Une « généralisation totale » serait par exemple un tel schéma de pensée. Le « catastrophisme » fait également partie de ce genre de schémas. Des conclusions exagérées sont tirées d’un évènement compliqué. Avec la thérapie comportementale cognitive vous apprenez à transformer des pensées destructives en pensées plus réalistes et moins toxiques. Vous apprenez également à devenir maître de vos pensées. Le but principal est de vous permettre de vivre rapidement et normalement sans soutien thérapeutique.

Quand est ce que cette thérapie est particulièrement recommandée !

Cette thérapie est recommandée en cas de dépression, de troubles anxieux, de troubles du comportement ou d’addictions. Et ce, car on part du principe que ces troubles sont étroitement liés à des schémas de pensées destructives.

Elle est également appliquée en cas de désordres physiques tels que les acouphènes, les rhumatismes ou les douleurs chroniques. Il est toujours question d’améliorer sa qualité de vie par le biais d’autres façons de penser. La thérapie comportementale cognitive part se place dans un moment et un endroit. Elle est particulièrement recommandée lorsque vous voulez vous confronter à vos problèmes maintenant. Contrairement à la psychanalyse, la thérapie comportementale cognitive ne s’intéresse pas profondément à votre passé.

Comment se déroule cette thérapie

Lors d’une discussion préliminaire on discutera de vos problèmes actuels. Vous pouvez faire part de vos envies et vos attentes. Sur cette base un plan de thérapie est mis en place ainsi que les objectifs du traitement. La plupart du temps durant cette thérapie il vous sera demandé de noter vos pensées dans un carnet. En collaboration avec votre thérapeute vous allez examiner si : votre appréciation de la situation est réaliste, ce qu’il se passe si dans une situation concrète vous agissez différemment de d’habitude. Les problèmes rencontrés et les progrès seront discutés régulièrement. Une telle thérapie est relativement courte. En fonction des problèmes rencontrés cela nécessitera en 10 et 30 sessions.

Les méthodes issues de la thérapie.

Durant les sessions plusieurs méthodes vont être appliquées. En dehors des discussions il pourra y avoir des méthodes de relaxation ou des confrontations, des exercices de mises en situation et de désensibilisation. De plus, entre les différentes sessions vous aurez des exercices à faire. C’est ainsi que les pensées négatives pourront être retournées :

  • Catastrophiser : pour chaque situation il faudra penser à un scénario catastrophe. Exemple : « si je démissionne de mon travail je n’en retrouverai jamais un autre ». Retournement : « il y aura toujours quelque chose d’autre qui se présentera ».
  • Penser en noir et blanc : les expériences seront catégorisées en bonnes ou mauvaises. Exemple : « si je n’y arrive pas, je suis vraiment un perdant ». Pensée positive : « même si je n’y arrive pas, il y a des domaines dans lesquels je suis vraiment bon ».
  • Lire dans les pensées : la personne imagine être victime de pensées négatives. Exemple : « mon partenaire pense que je suis particulièrement ennuyeux ». Pensée positive : « tant que mon partenaire aime entreprendre des choses avec moi, cela ne peut pas être le cas ».

Si vous êtes prisonnier de tels schémas de pensée, n’hésitez pas à faire appel à de l’aide. Si vous êtes honnête avec vous, qu’est-ce qui est préférable. Prendre ses problèmes par les bras pendant 10 à 30 heures ou souffrir toute sa vie ?

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